SAVE THE DATES

En 2021, rendez-vous du 17 au 19 septembre à Cassis, pour les 18èmes journées nationales de la SBR

Ces journées sont organisées par l’équipe de la  région SBR Sud-Est

À l’instar du concept de «médecine 4P» apparu au début du XXIe siècle, nous vous invitons à « l’orthodontie 4P » : personnalisée, préventive, prédictive et participative.

L’individualisation est déjà l’ADN de notre Société Bioprogressive, et la « révolution épigénétique » en biologie montre les répercussions directes de l’environnement sur la santé de nos patients, en particulier sur leur équilibre orofacial.

La connaissance des évolutions en neurosciences doit nous permettre de mieux appréhender le mode de fonctionnement et de communication de nos patients, conduisant à l’amélioration de leur coopération, cette orthodontie participative dont nous avons tant besoin !

Nous vous invitons durant ces 3 jours à réfléchir ensemble sur une globalité anatomo-fonctionnelle et psychologique de nos jeunes patients, pour une orthodontie holistique, intégrative et précoce.

Cassis, au sein du Parc National des Calanques sera un écrin parfait, alliant traditions méditerranéennes et avancées scientifiques, pour méditer ensemble sur tous ces aspects passionnants au cœur de notre mission de l’orthodontiste prévento-conscient de demain !

Les possibilités d’hébergement ainsi que le programme des animations sont en cours, nous ne manquerons de vous tenir informé dès leur finalisation.

INSCRIPTIONS

Les inscriptions seront ouvertes début juin, si les mesures gouvernementales nous permettent d’envisager le maintien de notre congrès à Cassis dans de bonnes conditions.

PRE-PROGRAMME

VENDREDI 17 SEPTEMBRE 2021 – 13h45 à 18h45

Introduction : pourquoi l’ODF 4P ?

Dr Marie-Paule Abs – Présidente SBR

L’hérédité au-delà des gènes, quid de l’épigénétique en odontologie en 2021 ?

Dr Isabelle Blanchet – MCU associée Service Odontologie pédiatrique- maladies rares- APHM Marseille

Gregor Mendel, au XIXe siècle, a donné naissance par ses observations à la génétique dite classique : la molécule d’ADN dans les gènes est responsable du génotype et donc du phénotype. L’application des lois de Mendel se heurte aujourd’hui à un nouveau concept, celui de l’épigénétique.

L’épigénétique consiste à étudier les processus moléculaires d’activation et d’inactivation de l’expression des gènes sans changement de la séquence d’ADN. Cette conception plus complexe permet aussi une vision plus imprévisible de l’histoire individuelle. A travers un examen de la littérature, nous montrerons les implications de ce domaine émergent en odontologie et de quelle manière, cela influence le développement et la santé buccodentaire.

Parlons des neurones miroirs, des alliés pour la prise en charge de nos jeunes patients !

Sophie Lavault – Docteure en neurosciences, ingénieure de recherche à la Pitié-Salpêtrière, Psychologue clinicienne et hypnothérapeute Paris

Le soin ne se résume pas à la technicité de nos gestes ou à un haut niveau d’expertise. Il fait, aussi, appel à des capacités résolument humaines : nos compétences socio-émotionnelles. Tandis que soignant et soigné ont une perception subjective de l’acte de soin, chacun vivant une part d’expérience singulière, la relation de soin permet de replacer l’Humain au cœur du processus thérapeutique. Prendre soin nous est possible grâce, entre autres, aux neurones miroirs et aux mécanismes inhérents à l’empathie cognitive et affective. Nous discuterons dans cette présentation des capacités de notre cerveau à nous permettre d’entrer en relation avec l’autre, et notamment l’autre en souffrance. De la sympathie à la contagion émotionnelle, en passant par l’empathie et la compassion, comment entrer en résonance avec ce que vit le patient tout en gardant sa posture de soignant ? Comment s’ajuster au mieux pour “prendre soin”, au-delà de tout acte thérapeutique ?

La révolution de l’hypnose dans les soins (soignés et soignants !)

Isabelle Célestin-Lhopiteau– Psychologue clinicienne, directrice de l’IFPPC, responsable du DIU d’hypnose Paris Sud

 

La coopération, en version numérique…

          Dr Nicolas Boissi – CDSQODF, cofondateur du master IDO, exercice libéral à La Ciotat

Dr Serge Dahan – CDSQODF , ex AHU Marseille , cofondateur du master IDO, exercice libéral à Marseille

Quand on pense « numérique au cabinet d’orthodontie », on pense principalement aux outils diagnostics, tels que l’empreinte optique, la radiographie, ou encore aux logiciels de gestion. On pense à présent de plus en plus à la thérapeutique, avec la réalisation de setup ou plans de traitements individualisés en 3 dimensions. On peut également penser au suivi, à la motivation, à la réalisation de nos traitements, car un élément essentiel dans nos traitements est la coopération de nos patients, et le numérique nous apporte également de nombreux outils et pistes afin d’améliorer ces éléments, trop souvent oubliés mais pourtant tellement importants. Que ce soit pour la motivation, la compréhension ou le suivi de nos traitements, les outils numériques sont déjà là, venez les découvrir avec nous !

Personnaliser, participer, prédire et prévenir : la SBR est TOP !

Dr Marc-Gérald Choukroun – CDSQODF , exercice libéral à Montrouge

4P: Personnalisation, Participation, Prédiction, Prévention,

TOP: Technique d’optimisation du potentiel de Edith Perrault :

Respiration, Relaxation, Visualisation

Tapping: Technique de gestion des émotions de Francine Shapiro

Toutes ces nouvelles avancées de la psychologie actuelle méritent d’être appliquées en ODF. L’auteur vous soumettra différentes situations cliniques dans lesquelles ces méthodes présentent des résultats merveilleux et se fait fort de vous convaincre que les techniques biomécaniques ne peuvent constituer à elles seules un traitement médical.

Le sourire de l’ado en 4P !

Dr Olivier Revol – Pédopsychiatre, Chef du service de psychopathologie du développement de l’enfant et de l’adolescent – Hôpital mère enfant – CHU Lyon

SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2021 – 8h45 à 13h00

Un sourire sain et sauf … La prophylaxie odonto-pédiatrique au cœur de l’odf 4P !

Dr Marie-Paule Abs – CDSQODF, ex AHU Nancy, exercice libéral à Marseille

Dr Michel Blique – CD, ex AU Nancy, exercice libéral à Nancy et au Luxembourg

Un patient orthodontique n’est pas un patient comme les autres. Mais la prévention des complications carieuses ou parodontales reposera comme toujours sur le triptyque défini dans les années 1980 : Contrôle de plaque – Nettoyage prophylactique+ traitements chimiques – Validation et répétition pour modifier les biofilms agressifs. Pour nous, un traitement orthodontique est une réelle opportunité pour nos patients d’acquérir des comportements, une fonction, une anatomie qui garantissent une meilleure santé dentaire à long terme. Cela suppose une approche particulière AVANT le traitement, un suivi attentif PENDANT avec une proposition de protocole spécifique dans des situations à risques et une réelle maintenance en santé s’impose APRÈS.

Notre vision est « idéale » certes, mais réaliste, car toutes les technologies existent et sont réalisables par tous les praticiens prêts à s’engager avec des orthodontistes soucieux de créer un réseau de compétences partagées au service du SOIN de nos jeunes patients. Ainsi, lorsque des parents nous confient leur enfant dont le sourire les inquiète, gardons à l’esprit cette mission : rétablir une fonction masticatoire efficace optimale, un sourire élogieux mais une perspective de durabilité aussi !

Collage sur l’émail sain et l’émail pathologique : et si on collait au verre ionomère ?

Dr Alexandra Kerner – CDSQODF, ex AHU Paris VII, Présidente CEPOG, exercice libéral à Paris 14e

Après la médecine curative collective du 20ème siècle qui a permis de grands progrès, la médecine du 21ème siècle doit avoir d’autres qualités : elle doit être Préventive, Prédictive, Participative, et Personnalisée : c’est ce qu’on appelle la Médecine 4P.

En orthodontie, le collage amélaire doit s’inscrire dans cette démarche. Nous verrons ainsi comment utiliser les CVIMAR dans notre pratique quotidienne avec un protocole de collage à visée prophylactique sur l’émail sain, mais aussi dans les cas de MIH que nous rencontrons de plus en plus fréquemment.

Le dépistage des TROS chez l’enfant et l’intérêt de l’ERM dans sa prophylaxie : un sommeil réparateur et beaucoup plus !

Dr Camille Philip-Cheynet CDSQODF, MCU-PH Hôpital la Timone Marseille, Chercheur UMRT24 – Aix Marseille

Dr François Cheynet – Chirurgien maxillo-facial et stomatologue Hôpital la Conception- Marseille

Les Troubles Respiratoires Obstructifs du Sommeil qui incluent le SAHOS et le SHRVAS sont étroitement liés au mauvais développement transversal de la face des enfants. Devant un PPPP (Palais Petit Pale et Profond) ou un encombrement sévère, il faut mettre en œuvre une stratégie diagnostique originale pour explorer la vie de sommeil de nos patients. L’emploi des questionnaires via l’enfant ou ses parents est voué à l’échec. Les conséquences du manque de sommeil sont souvent dramatiques pour la mémorisation, l’attention et l’émotivité et retentisse sur l’apprentissage scolaire et la vie relationnelle familiale. La position de sommeil « habituelle » n’est connue du patient qu’à l’endormissement et au réveil et correspond rarement à la position la plus fréquente en distinguant le corps, le cou, la tête et la mandibule. Les bruits de respiration forte, de ronflement, de grincement, de tétée se succède tout au long de la nuit dans la plus grande indifférence. L’étude exhaustive de la biomécanique faciale (Prédispositions, Positions, Postures et Praxies) est indispensable. La mise en jeu d’exploration peu invasive comme le Jawac, le bilan allergique, la mesure de l’IMC, l’imagerie des VAS, l’endoscopie sous sommeil induit aident à prendre les décisions thérapeutiques adéquates en collaboration avec les ORM pédiatriques ventilo-conscients quelque soit l’âge ou presque. Le sommeil réparateur est un objectif à part entière de la prise en charge orthodontique 4P.

La RMO en hypnose serait-elle le must ?

Dr Claude Parodi – CD, praticien en hypnose, cofondateur de l’Association francophone d’Hypnose Dentaire

L’hypnose facilite la Rééducation Myofonctionnelle Orofaciale dans quatre axes principaux :

– Créer l’alliance thérapeutique : le préalable à tout traitement est l’adhésion du patient. La communication thérapeutique y participe grandement. Cette alliance thérapeutique et cette adhésion du patient seront aussi garantes de la compliance dans le temps.

– La respiration nasale : la mise en place d’une bonne respiration, il est vrai difficile, sera néanmoins facilitée par l’hypnose.

– La déglutition : l’acquisition d’une déglutition physiologique est grandement facilitée en engrammant la bonne position de la langue, tout en ayant une bonne détente des lèvres.

– Le bruxisme : l’hypnose est un outil essentiel pour gérer le bruxisme en travaillant sur le symptôme, la détente et le sommeil paisible.

La prophylaxie du couple mastication-déglutition chez l’enfant : notre credo en ODF !

Dr Jean-Louis Raymond – DCD, DSO, SQODF, Ex-MCU-PH, Président de l’AFOS, exercice libéral à St Laurent de la Salanque

Si la recherche d’un sourire esthétique est un objectif légitime de l’orthodontie, il n’est pas le seul : notre spécialité a également comme but la réhabilitation de la fonction princeps de l’appareil manducateur : la mastication. Cette fonction est essentielle au bon développement des arcades ainsi qu’à l’installation d’une bonne occlusion et à sa stabilité dans le temps : elle influence l’alignement des dents.

Par ailleurs, elle favorise l’activité harmonieuse des fonctions manducatrices qui lui sont liées, tout particulièrement, la déglutition. De nombreux exemples cliniques illustreront comment il est possible de prévenir les dysfonctions de la mastication et leur répercussion sur certaines déglutitions atypiques.

Ainsi, en visant la prophylaxie du couple mastication-déglutition, dès le plus jeune âge ou, à défaut, en réhabilitant la fonction masticatrice précocement, l’orthodontie assure pleinement son statut de spécialité médicale.

DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2021 – 9h00 à 13h00

Le cone beam en ODF : l’imagerie en 4P !

Dr Jean-Michel Foucart – DCD, DSO, SQODF, ex AHU….

En 20 ans, les indications du cone beam se sont multipliées dans tous les champs de la médecine bucco-dentaire, et plus particulièrement en orthopédie dento-faciale. Jusqu’à présent, au regard de l’irradiation induite, le cone beam était considérée comme un examen de seconde inten­tion, réalisé en complément d’un exa­men 2D traditionnel insuffisamment informatif. Avec l’apparition des techniques dites « low dose » qui autorisent, sur certains systèmes d’imagerie, à réaliser des acquisitions 3D dont l’irradiation induite est susceptible d’être largement inférieure à celle induite par un panora­mique dentaire, il est désormais néces­saire de revoir cette assertion au regard du principe « ALADA » qui se substitue désormais au principe « ALARA ».

De plus, depuis une dizaine d’année, l’intelligence artificielle (IA) a progressivement transformé les pratiques, l’imagerie orthodontique n’échappant pas à cette évolution. Ainsi, l’utilisation de l’IA, face à la croissance des données complexes disponibles, va permettre de fournir des interprétations plus fiables en préservant l’attention du praticien.

La convergence de ces deux technologies, en constante évolution, dans le cadre d’une connaissance parfaite des indications radiologiques, des systèmes d’imagerie et des possibilités de l’IA, permet donc d’envisager une approche globale du patient dans le cadre d’une orthodontie « 4P » : personnalisée, préventive, prédictive et participative…

La prophylaxie des canines incluses

Pr Michel Legall – DCD, DSO, SQODF, responsable hospitalo-universitaire de l’UF d’ODF, hôpital de la Timone – Marseille

Les canines maxillaires sont les secondes dents les plus fréquemment incluses avec un taux de prévalence de 1 % à 3 %. L’inclusion palatine est plus commune dans la population caucasienne. Lorsqu’elles ne sont pas traitées, les canines maxillaires incluses peuvent gêner l’alignement des dents adjacentes, réduire la longueur d’arcade, accentuer le risque de formation de kystes folliculaires et la survenue d’infections récurrentes. Elles peuvent aussi créer une résorption externe des dents adjacentes, ainsi que des dommages irréversibles pouvant aboutir à la perte de la dent.

Au travers de différents cas cliniques, nous développerons les différents moyens prophylactiques pour optimiser l’évolution des canines permanentes :

Les nouveaux outils utiles à la prophylaxie ODF : « Vous avez dit IA ? »

Dr Laurent Petitpas – CDSQODF, ex AHU Nancy, Président de l’AFOND, exercice libéral à Pont-à-Mousson

L’évolution exponentielle de la technologie numérique de ces dernières décennies nous permet aujourd’hui d’utiliser des ordinateurs dont la puissance nous permet d’acquérir rapidement beaucoup de données. C’est ainsi que l’imagerie médicale radiologique, couplée à des empreintes dentaires numériques et autres sources d’acquisition permettent une visualisation 3D et de créer un clone virtuel du patient. Le traitement de ces informations permet déjà une analyse directe, et « in-fine », une aide au diagnostic et à la thérapeutique médicale ; mais permettra également l’analyse statistique de toutes ces données, surtout si elles sont longitudinales pour le suivi de patients, tout particulièrement utiles en ODF pédiatrique. Dans un futur proche, cette Imagerie Médicale sera utile pour l’analyse par intelligence artificielle des DATA enregistrées actuellement. Il nous faut réfléchir aux développements futurs de l’IA afin de pouvoir utiliser cette technologie comme un véritable outil et ne pas la subir.

Être éco-responsable : des choix de gestion et d’organisation pour l’orthodontiste

Dr Patrick Guézénec – CDSQODF, trésorier SBR et FFO, exercice libéral à St Brieuc

Dr Hanh Vuong-Pichelin – CDSQODF, secrétaire générale SBR, ex exercice libéral Paris 16e

La prise en charge du sens transversal dans nos diagnostics peut faire appel à différents moyens thérapeutiques. Après avoir abordé quelques éléments de choix dans notre décisions grâce au CBCT, nous évaluerons l’impact économique sur notre décision, soumise à notre diagnostic. Que coûte une expansion alvéolaire, que coûte une disjonction squelettique, que coûte une expansion par aligneur ? le coût n’est pas notre élément de choix mais il est intéressant de pouvoir moduler ses honoraires en fonction de l’arsenal thérapeutique mis en œuvre et d’être économiquement responsable de notre décision dans notre cabinet (TPE)

Éthique et Plans de traitements : un 5e P !

Dr Sandy Hermer – CDSQODF, Paris VII, ex Psdte CPOG, secrétaire générale FFO, exercice libéral à Compiègne

Dr Alain Béry –  CDSQODF, MCU Honoraire, Dr en Droit, Psdt honneur SBR, administrateur FFO

En quoi notre éthique conditionne-t-elle l’élaboration de nos plans de traitement ?

Dans quels cas est-elle mise à l’épreuve des données acquises de la science ? Et qu’en lieu et place d’éthique, nous devions alors parler de responsabilité légale ?

Nous aborderons dans ce cadre des sujets aussi divers que la perte de chance en cas d’absence d’interception (classe III, déficit de place, surplomb incisif majeur …), la gestion des dents de sagesse en fin de traitement, la pertinence de l’abstention thérapeutique et pour clore, la délégation de l’élaboration du Plan de traitement à un laboratoire (gouttières…).

Prix Julien PHILIPPE 

Dr Anne-Marie Caubet-Doniat

Clôture du congrès !

Dr Marie-Paule Abs :

INSCRIPTION