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Revue SBR decembre 2012

N° 20/2

Orthopédie des classes III et croissance maxillaire par C. BENYOUNES-UZAN

Les traitements orthopédiques lourds et la chirurgie sont souvent proposés comme seule issue thérapeutique à la résolution des prognathies mandibulaires et des hypoplasies maxillaires.
Les articulés inversés sont détectables très précocement dans la petite enfance dès la denture lactéale.
De nombreux auteurs dont Miyama et Mc Namara1 ont montré qu’en l’absence de traitement, les rétrusions maxillaires ne s’améliorent pas avec le temps, tandis que la protrusion mandibulaire augmente. L’ensemble conduit toujours à l’aggravation de la dysharmonie squelettique de départ.
En général, les parents se rendent compte assez tôt qu’il y a un problème au niveau des mâchoires de leur enfant et dès ce moment, il faut intervenir.
Une perte de la dimension verticale d’occlusion par édentation bilatérale postérieure génère des rapports intermaxillaires de classe III, comme c’est souvent le cas chez le vieillard qui n’a pourtant plus de croissance.
Chez l’enfant en croissance, l’augmentation de la hauteur d’occlusion, par une surélévation sur les dents postérieures, va permettre de freiner l’avancée mandibulaire et de promouvoir la croissance maxillaire.

L’ostéodistraction maxillaire transversale associée à la chirurgie orthognathique : de nouveaux outils pour une chirurgie en un temps par P. LEYDER, G. WYCISK, J. QUILICHINI

Les déficits transversaux maxillaires sévères de l’adulte sont traditionnellement traités en deux étapes lorsqu’ils sont associés à une dysmorphose complète, sagittale et verticale. La correction
transversale a lieu dans un premier temps par ostéodistraction chirurgicalement assistée ; puis un second temps de correction chirurgicale des autres anomalies spatiales est réalisé.
Les auteurs décrivent une technique permettant de réaliser en un temps une correction transversale par ostéodistraction et une chirurgie complexe maxillaire et mandibulaire.
À cet effet, deux nouveaux outils sont présentés ; des plaques maxillaires à glissière, et un distracteur modulable, à appui osseux ou dentaire.
Les patients ont tous consolidé, et nous avons corrigé le déficit transversal conformément aux prévisions sur set-up préopératoire. Les résultats de la distraction sont quantifiés sur modèles d’étude et/ou sur scanner.
Nous présentons deux patients opérés selon cette nouvelle stratégie.
Il s’agit d’une voie innovante permettant de positionner, dans les trois sens de l’espace, en un temps opératoire, une dysmorphose maxillo-mandibulaire avec endomaxillie.

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L’ostéodistraction maxillaire/P. LEYDER, G. WYCISK, J. QUILICHINI



Vers la disparition des brackets ? par J. PHILIPPE

Les techniques reposant sur l’usage des brackets sont, à juste titre, considérées comme les meilleures des techniques mécaniques de traitement orthodontique. Cela ne les empêche pas de présenter de multiples défauts et, en particulier, de mal assurer l’intercuspidie du côté lingual. On peut supposer que devant les exigences accrues des praticiens, ces techniques seront remplacées par des dispositifs spécialement adaptés à chaque type de déplacement et, pour rétablir l’alignement et l’intercuspidie, par une méthode d’élastopositionnement.

Le PUL (Propulseur Universel Light) : 10 ans d’utilisation par 2 praticiens par A. FIRMIN-VINCENT, É. ALLOUCH

Conçu en 1997 par Élie Callabe, orthodontiste, et Jean-Charles Morin, orthésiste, le PUL ou Propulseur Universel Light a été présenté pour la première fois en France en 2001, après quatre années de validations cliniques et techniques.
Utilisé à l’origine dans le traitement des classes II, il a bénéficié d’améliorations techniques qui permettent de corriger les sens sagittal, vertical, transversal et fonctionnel, ce qui lui vaut l’appellation « Harmoniseur 4D ».

Le système PUL permet une propulsion douce, physiologique laissant une grande liberté de mouvement à l’ATM et son ménisque, en latéralité, mais surtout en rétroposition grâce aux ressorts mandibulaires. En effet, à chaque déglutition (2 000 fois par jour), le couple condyleménisque peut se repositionner dans sa cavité glénoïde conservant ainsi une ATM fonctionnelle, soulageant la tension ligamentaire et réduisant le risque d’inflammation, pour une meilleure croissance condylo-mandibulaire.

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