Année 2012

Revue SBR decembre 2012

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N° 20/2

Sommaire

  • Éditorial. D. Rollet p 3
  • Orthopédie des classes III et croissance maxillaire. C. Benyounes-Uzan p 5
  • L’ostéodistraction maxillaire transversale associée à la chirurgie orthognathique : de nouveaux outils pour une chirurgie en un temps. P. Leyder, G. Wycisk, J. Quilichini p19
  • Journées Nationales à Marseille du 14 au 16 septembre 2012. Fil rouge…/ A. Chays p 29
  • Vers la disparition des brackets ? / J. Philippe p 33
  • Le PUL (Propulseur Universel Light) : 10 ans d’utilisation par 2 praticiens / A. Firmin-Vincent, É. Allouch p 41
  • Obligations d’aujourd’hui, une sécurité pour demain (4) / A. Béry 49
  • Notes de lecture p 54
  • Infos des Régions p56
Résumés
  • Orthopédie des classes III et croissance maxillaire par C. BENYOUNES-UZAN

Les traitements orthopédiques lourds et la chirurgie sont souvent proposés comme seule issue thérapeutique à la résolution des prognathies mandibulaires et des hypoplasies maxillaires. Les articulés inversés sont détectables très précocement dans la petite enfance dès la denture lactéale. De nombreux auteurs dont Miyama et Mc Namara1 ont montré qu’en l’absence de traitement, les rétrusions maxillaires ne s’améliorent pas avec le temps, tandis que la protrusion mandibulaire augmente. L’ensemble conduit toujours à l’aggravation de la dysharmonie squelettique de départ. En général, les parents se rendent compte assez tôt qu’il y a un problème au niveau des mâchoires de leur enfant et dès ce moment, il faut intervenir. Une perte de la dimension verticale d’occlusion par édentation bilatérale postérieure génère des rapports intermaxillaires de classe III, comme c’est souvent le cas chez le vieillard qui n’a pourtant plus de croissance. Chez l’enfant en croissance, l’augmentation de la hauteur d’occlusion, par une surélévation sur les dents postérieures, va permettre de freiner l’avancée mandibulaire et de promouvoir la croissance maxillaire.

  • L’ostéodistraction maxillaire transversale associée à la chirurgie orthognathique : de nouveaux outils pour une chirurgie en un temps par P. LEYDER, G. WYCISK, J. QUILICHINI

Les déficits transversaux maxillaires sévères de l’adulte sont traditionnellement traités en deux étapes lorsqu’ils sont associés à une dysmorphose complète, sagittale et verticale. La correction transversale a lieu dans un premier temps par ostéodistraction chirurgicalement assistée ; puis un second temps de correction chirurgicale des autres anomalies spatiales est réalisé. Les auteurs décrivent une technique permettant de réaliser en un temps une correction transversale par ostéodistraction et une chirurgie complexe maxillaire et mandibulaire. À cet effet, deux nouveaux outils sont présentés ; des plaques maxillaires à glissière, et un distracteur modulable, à appui osseux ou dentaire. Les patients ont tous consolidé, et nous avons corrigé le déficit transversal conformément aux prévisions sur set-up préopératoire. Les résultats de la distraction sont quantifiés sur modèles d’étude et/ou sur scanner. Nous présentons deux patients opérés selon cette nouvelle stratégie. Il s’agit d’une voie innovante permettant de positionner, dans les trois sens de l’espace, en un temps opératoire, une dysmorphose maxillo-mandibulaire avec endomaxillie. Télécharger l’article :

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L’ostéodistraction maxillaire
  • Vers la disparition des brackets ? par J. PHILIPPE

Les techniques reposant sur l’usage des brackets sont, à juste titre, considérées comme les meilleures des techniques mécaniques de traitement orthodontique. Cela ne les empêche pas de présenter de multiples défauts et, en particulier, de mal assurer l’intercuspidie du côté lingual. On peut supposer que devant les exigences accrues des praticiens, ces techniques seront remplacées par des dispositifs spécialement adaptés à chaque type de déplacement et, pour rétablir l’alignement et l’intercuspidie, par une méthode d’élastopositionnement.

  • Le PUL (Propulseur Universel Light) : 10 ans d’utilisation par 2 praticiens par A. FIRMIN-VINCENT, É. ALLOUCH

Conçu en 1997 par Élie Callabe, orthodontiste, et Jean-Charles Morin, orthésiste, le PUL ou Propulseur Universel Light a été présenté pour la première fois en France en 2001, après quatre années de validations cliniques et techniques. Utilisé à l’origine dans le traitement des classes II, il a bénéficié d’améliorations techniques qui permettent de corriger les sens sagittal, vertical, transversal et fonctionnel, ce qui lui vaut l’appellation « Harmoniseur 4D ». Le système PUL permet une propulsion douce, physiologique laissant une grande liberté de mouvement à l’ATM et son ménisque, en latéralité, mais surtout en rétroposition grâce aux ressorts mandibulaires. En effet, à chaque déglutition (2 000 fois par jour), le couple condyleménisque peut se repositionner dans sa cavité glénoïde conservant ainsi une ATM fonctionnelle, soulageant la tension ligamentaire et réduisant le risque d’inflammation, pour une meilleure croissance condylo-mandibulaire.


Revue SBR juin 2012

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N° 20/1

Sommaire

  • Éditorial. / D. Rollet p.3
  • Apport de la chirurgie O.R.L. dans l’amélioration de la ventilation nasale (2e partie)/ C. Ruaux p.5
  • Disjonction intermaxillaire à appuis endo-osseux sur minivis / O. Richard, M.C. Nicaud-Léon, F. Facon p.17
  • Journées Internationales à Marseille du 13 au 16 septembre 2012. Les équilibres essentiels p. 25
  • Procédure mini-invasive pour l’ostéotomie mandibulaire. / C. Paulus, W. Kater, J.-L. Ouhioun p.31
  • Éducation fonctionnelle et posture / J. Bohar p.39
  • Association des dysmorphoses :canine incluse, transposition et biproalvéolie : application des minivis / F. Haïm p.43
  • Obligations d’aujourd’hui, une sécurité pour demain (3)/ A. Béry p.49
  • Venu d’ailleurs. Le D.E.S. d’O.D.F. remplace le C.E.C.S.M.O. C. Chabre / p.51
  • Notes de lecture / E. Lejoyeux, A. Costi p.53
  • Infos des Régions p.56

Résumés

  • Apport de la chirurgie O.R.L. dans l’amélioration de la ventilation nasale (2e partie)
    La première partie de cet article publiée dans l’Orthodontie Bioprogressive (vol. 19, n° 2, décembre 2011) présentait les modalités cliniques et paracliniques du diagnostic positif d’une obstruction nasale de l’adulte et de l’enfant. Elle détaillait les diverses étiologies en particulier architecturales, muqueuses et tumorales susceptibles d’expliquer une telle symptomatologie. Cette seconde partie aborde les différents traitements physiques et chirurgicaux actuellement disponibles et leurs indications respectives / voir le document plus bas.
  • Disjonction intermaxillaire à appuis endo-osseux sur minivis par O. RICHARD, M.C. NICAUD-LÉON, F. FACON
    La gestion de la dimension transversale du maxillaire chez l’adulte nécessite une collaboration orthodontico-chirurgicale, pour la réalisation d’une disjonction intermaxillaire chirurgicale dans les cas d’endognathie maxillaire. Contrairement à l’enfant, les pertes dentaires, les réhabilitations prothétiques ou les récessions parodontales ne permettent pas toujours d’employer un disjoncteur à appuis dentaires.
    Nous exposerons la réalisation d’un disjoncteur personnalisé qui prend appui directement sur l’os maxillaire par l’intermédiaire de minivis. Ce procédé permet d’avoir un vecteur de distraction plus horizontal et de diminuer les effets de bascule et les vestibuloversions dentaires, ainsi que les sollicitations excessives que l’on peut observer avec les disjoncteurs « classiques » à appuis dentaires.
    Nous illustrerons cette communication par un cas clinique, exposant la gestion chirurgicale et la conception de ce disjoncteur.
  • Les journées nationales 2012 - Du 13 au 16 septembre 2012 à Marseille en savoir plus
  • Procédure mini-invasive pour l’ostéotomie mandibulaire / C. PAULUS, W. KATER, J.-L. OUHIOUN
    Les ostéotomies mandibulaires à visée orthognathique font partie intégrante de nos plans de traitement. La fréquence de ces interventions doit nous faire évoluer vers toujours plus de précision, de confort et moins de morbidité.
    Les techniques modernes d’ostéotomie mandibulaire permettent d’améliorer la qualité et l’innocuité des ostéotomies faciales. Parmi ces évolutions, nous décrivons l’ostéotomie sagittale courte et haute (HSSO) qui contribue à réduire l’inconfort postopératoire, à diminuer l’oedème et surtout à protéger le nerf alvéolaire.
  • Éducation fonctionnelle et posture / J. BOHAR
    Il y a, à mon avis, deux types d’orthodontie qui se développent depuis quelques temps. L’une que je qualifierais « d’alignodontie », l’autre que j’aurais envie d’appeler orthodontie médicale. La première s’occupe d’aligner les dents sans se préoccuper de l’occlusion ni des fonctions, la deuxième prenant en compte les fonctions que sont la ventilation, la déglutition et la mastication. La première pourrait trouver la justification de son existence dans le résultat d’études qui se veulent scientifiques et qui tendent à montrer que l’occlusion n’a pas de lien avec les dysfonctionnements de l’articulation temporo-mandibulaire. La deuxième pourrait se voir opposer l’argument qu’il n’existe pas de preuve de l’intérêt des traitements précoces par rapport aux traitements tardifs. Pourtant, les cliniciens attachés à cette vision fonctionnelle savent les bienfaits qu’ils apportent à leurs patients. Ils sont convaincus comme vous et moi qu’aider les patients à fonctionner est certainement la voie d’avenir de l’orthodontie si ce n’est celle du présent. Ils savent que leur traitement sera plus stable s’ils obtiennent une harmonisation fonctionnelle, qu’ils éviteront des extractions et des traitements chirurgicaux.
    L’objectif de cette présentation est de montrer que l’éducation fonctionnelle ne s’arrête pas à la sphère manducatrice, qu’elle joue un rôle sur la fonction posturale, mais également que la fonction posturale peut venir perturber la fonction manducatrice et qu’il est souhaitable d’avoir une vision globale de nos patients. Regarder au-delà des dents comme le préconise la vision Bioprogressive.
  • Association des dysmorphoses : canine incluse, transposition et biproalvéolie : application des minivis / F. HAÏM
    L’association des dysmorphoses est fréquente dans notre spécialité. Elle rend plus complexe l’élaboration du projet thérapeutique, qui devra tenir compte de possibles aléas au décours de certaines phases de traitement. Une réévaluation peut être nécessaire avant de trancher entre différentes alternatives thérapeutiques, a fortiori si elles présentent un caractère irréversible comme des extractions de dents permanentes. Les minivis orthodontiques permettent le traitement de cas complexes pour lesquels l’ancrage revêt une importance capitale. Ce report de cas clinique montre les possibilités de correction d’une transposition canine/incisive latérale, les précautions à prendre pour ne pas nuire en aggravant la rhizalyse de l’incisive latérale et l’apport des minivis d’ancrage dans les cas d’ancrage extrême.
  • Obligations d’aujourd’hui, une sécurité pour demain (3) / A. BÉRY
    Le nombre d’obligations mises à la charge de l’orthodontiste dans le cadre de son exercice professionnel ne cesse de s’accroître. Ne pas les remplir, c’est laisser la porte ouverte à d’éventuels contentieux. Savoir et mettre en application : ce sont en quelque sorte les meilleurs moyens pour éviter de fâcheuses procédures.
    Nous poursuivons notre présentation concernant l’information du patient.


Pour en savoir plus :

PDF - 1.1 Mo
Apport de la chirurgie O.R.L. dans l’amélioration de la ventilation nasale (2e partie)